J’aime pas manger mes pâtes al dente. J’aime mettre mon chocolat en poudre avant de faire chauffer mon lait, et il m’arrive même parfois de mettre la charrue avant les bœufs. Je fais confiance très vite mais si tu me brises je ne ferais jamais appel à toi pour me reconstruire.
Je parle fort et en plus je réfléchis seulement après avoir parlé. L’alcool accentue mes défauts mais qu’en est-il de mes qualités ? On va dire que mon honnêteté déborde plus qu’elle n’est contrôlée. J’ai de l’autodérision mais je suis faussement susceptible. Genre j’adore râler et bouder, je trouve passionnant d’analyser la réaction que les gens ont face à ça, on en apprend beaucoup. J’aime apprendre des gens et écouter n’importe qui me dire à peu près n’importe quoi. Enfin presque n’importe qui.

Je suis méticuleuse au travail mais je procrastine dans la vie. Et je préfère mon boulot hors lieu de travail : la passion et non la rentabilité. C’est pas des plus judicieux mais c’est la vérité. Je connais ma valeur tout en doutant de moi. Et j’aime employer des mots compliqués là où il n’y a pas toujours lieu d’être. Mixés avec quelques expressions vieillottes (d’ailleurs plus personne ne dit vieillotte) dans mon shaker, les phrases prennent des tournures étranges parfois.
J’aime être derrière l’appareil photo mais j’ai pris goût à passer de l’autre de côté. Capturer une image de soi ou capturer un instant. Comme certaines captures d’écrans. Figer un souvenir. Ou le supprimer pour tenter de l’oublier.

J’aime le gel douche à la framboise. C’est doux, sucré mais aussi acidulé. L’acidité d’un parfum est toujours moins intense que celle des mots. J’aime aussi les écrire avec le plus de fautes possibles, les mots, mais seulement avec certaines personnes. C’est une manie glauque partagée et ça c’est quand même sacrément le feu. Je chope facilement les tiques de langage des gens qui m’entourent, on appelle ça la capacité d’adaptation paraît-il.
Je suis une femme enfant et j’espère l’être encore longtemps. J’écoute toujours mes groupes préférés d’il y a 10 ans et je pense que dans 10 ans je les écouterais encore. La musique. Ma bulle. C’est transcendant, transportant. C’est ma drogue préférée parmi toutes celles que j’ai jamais touchées. D’ailleurs ma playlist est triée dans un ordre précis et je ne l’écoute jamais de façon aléatoire. Pour moi il n’y a pas de hasard dans les émotions alors dans la musique non plus.
Je joue toujours avec une mèche de cheveux quand je suis fatiguée. Et parfois je suis en pleine conversation avec moi même avant de me recentrer sur la réalité. J’ai une habitude, curieuse pour certains, avec les sous-vêtements, il faut absolument que je les portes en ensemble, assortis. Par contre j’ai horreur de trier mes chaussettes et je galère toujours à trouver une paire. La dentelle, le cuir, le jean. Les escarpins, les robes, les sweats, les baskets. Un mélange de genres pour un mélange d’humeurs.

Dans ma tête c’est un brouhaha incessant. Il y a la moi fatiguée d’être déçue, la moi en colère, la moi romantique poussée à fermer sa gueule pour une durée indéterminée, la moi joyeuse et tellement bon public qu’elle a un foutu humour de merde, je dirais même « à ras des pâquerettes » (réf aux expressions vieillottes d’une de mes personnalités ndlr).
Fin bref, on est plusieurs là dedans, et je pense que l’indécision et la contradiction feront toujours partie de moi (le fameux je veux le summer body mais mes yeux s’illuminent si j’entends Mcdo, tu connais). Savoir ce que l’on veut et se donner les moyens de l’obtenir ça a toujours été deux choses différentes chez moi.
Je me souviens il y a des années à la grande époque de Facebook il y avait un texte qui circulait, en mode « j’arrache les bruns d’herbes quand je suis assise dehors, je joue automatiquement avec mon stylo, je me mordille toujours inconsciemment la lèvre » etc. Un fucking bordel sans nom ce texte, mais beaucoup trop stylé. Donc toujours est-il que la majorité des points qui y étaient cités étaient chelous mais vrais, pour moi comme pour d’autres.
Alors je m’étais sentie moins seule d’être une bizarrerie sur terre. Il y en a pleins des gens bizarres finalement. Suffit juste de les sélectionner, de trouver tes préférés et de tout faire pour les garder auprès de toi.
With Love
ou pas.
