
| Le retour à la réalité |
Comme je l’ai déjà mentionné, l’Australie ne m’a pas apporté ce que je cherchais. Mais seulement parce que je ne suis pas partie de la bonne façon et dans le bon état d’esprit. Ça, ce n’est que partie remise. Malgré tout, pour moi il y a vraiment un « avant » et un « après » ce voyage.
L’avant et le pendant ont été décortiqués dans les autres articles.
Qu’en est-il de l’après ?
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TravelBlues ? [J + 15]
Déjà deux semaines de retour à la réalité. Au delà du choc thermique et de la grisaille Lilloise, le plus difficile est simplement de se dire que ce voyage est derrière nous et qu’il appartient au passé. On se dit qu’ici, si les feuilles mortes bougent il n’y a pas d’iguanes dessous. Que les pigeons ont remplacés les perruches et les cacatoès. On câline nos chats en se souvenant des wallabies et des koalas. Puis on se replonge dans les photos, on se rappelle à quel point l’océan est bleu et le sable blanc est chaud, à quel point les gens sont cool, gentils et chaleureux. Et ce rêve, devenu une réalité le temps de ce qui ne nous semble maintenant plus qu’un court instant, est comme devenu irréel.

Métro, boulot, dodo [J + 46]
Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’écris ce récit de voyage. J’espère le premier d’une longue liste… la gorge serrée et les yeux qui piquent, j’ai l’impression de devoir dire adieu à ce séjour, à cette expérience que nous avons adoré vivre. J’ai hâte de vous partager d’autres aventures. De toute façon je crois que le voyage fait partie intégrante de mes objectifs de vie. Alors, mon chocolat chaud à la main, dans mon salon décoré pour Noël et en pyjama pilou pilou, je trinque à nos prochaines envies, nos prochains projets et à nos prochains rêves…

Réflexions. [J + 5M]
Dans un autre article, j’ai évoqué le fait que si jamais je devais refaire ce voyage, il serait fondamentalement différent. Je n’ai pas encore suffisamment débattu avec les autres voix dans ma tête pour savoir si je peux appeler ce voyage un regret. Je pense qu’une partie de moi le pense, et que l’autre ne s’y autorise pas car j’aimerais vivre sans regret. Mais ça, c’est plus facile à dire qu’à faire.
J’ai toujours été quelqu’un de très sensible, voir hypersensible. Un film, une musique, une parole, un bouquin… peuvent facilement m’arracher une larme, voir de gros sanglots (si c’est le chien qui meurt dans l’histoire, je suis fichue !). Et je sens que mon nouveau sujet sensible ces temps ci, c’est le voyage. J’ai l’impression d’avoir une émotivité à n’en plus finir.
La chaleur, le soleil, l’océan, les couleurs, les plages, la faune sauvage, le fait de parler une autre langue, de découvrir d’autres lieux… d’autres personnes. C’est ce tableau d’ensemble qui fait qu’une partie de moi est nostalgique, voir mélancolique. Mais l’autre partie de moi veut croquer la vie à pleine dents ! Alors en attendant d’avoir d’autres aventures à vous conter, je vous invite à vous évader à travers mes précédents récits. Cheers !
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