
J’ai longtemps vécu dans un bonheur dit « conventionnel ». Jeune diplômée, heureuse en amour, aimée par sa famille. Un appartement, un chéri, deux chats. Un début dans la vie considéré comme idéal selon le modèle qu’on nous impose, soyons francs.
Je pense que le premier déclic dans ma tête a été de me rendre compte que j’avais fais mon premier vrai « choix ». Je n’en avais aucune idée sur le moment. On voit toujours les choses de façon bien plus nette avec du recul qu’à l’instant T.
J’ai eu la possibilité de partir six mois a l’étranger. Médisante, je pensais simplement qu’il était impossible qu’une opportunité pareille se propose réellement à moi et c’était inconcevable de quitter cette routine que j’avais construite pendant des années. Alors je ne suis pas partie.
Vous le voyez venir, six mois plus tard vint le récit des personnes qui elles avaient saisies cette occasion. Et là je me suis vraiment prit une grosse claque. Le fameux contre-coup. Parce que je me suis rendue compte que je n’avais pas osé prendre de risque, que je ne m’étais pas battue pour ce rêve, que je n’avais même pas vraiment creusé la question. A partir de là, l’idée de prendre ma revanche sur moi même n’a plus vraiment quitté mon esprit.
Les mois après cette petite révélation passèrent. Certains rapidement, d’autres lentement. Mais comme on le sait bien, on a aucune emprise sur le temps qui passe. Alors il s’est écoulé. Et je l’ai laissé faire.

Puis un jour, un élément en déclenchant un autre, j’ai décidé de sortir de cette spirale dans laquelle je m’étais jetée avec plaisir. Parce qu’elle n’était pas négative, cette vie. Mais elle ne correspondait plus à mes nouveaux objectifs, mes nouveaux projets, mes nouvelles envies… et mes nouveaux rêves. Cette fois, j’ai été parfaitement consciente de faire un choix crucial. Et un conseil : les meilleures décisions ne sont pas forcément les plus simples à prendre. Il faut parfois y laisser des plumes pour être plus épanouie ensuite. Je suis encore sur cette voix… doucement mais sûrement. Le but principal étant que cet épanouissement ne dépende plus que de moi même. Alors à moi (seule) de jouer !…
To be continued…
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