Athur Bay

Jour 18 à 22 : Magnetic Island 

Arrivée Bus Townsville : October 11th, 1:35pm. Départ pour Magnetic : October 12th

Après une courte journée et une nuit dans la ville de Townsville, nous prenons le ferry au petit matin pour rejoindre la belle Magnetic Island. Elle porte si bien son nom. Une fois qu’on y met les pieds, on a pas tellement envie d’en partir. 

Pour la deuxième fois du voyage, mention spéciale à notre auberge. Ambiance camping, les tentes étant remplacées par des maisons de bois prismatiques. Le deuxième intérêt de ce lieu est son sanctuaire animalier abritant koalas et nombreux reptiles. 

En face de la petite piscine : l’accueil, plein de poufs multicolores où profiter du free wifi et se détendre avec un cocktail autour d’une partie de billard.

La chambre n’étant pas encore disponible, direction la cuisine pour déposer les courses faites à Townsville. Nous débattons sur qui veut manger quoi, quand une jeune femme avec un grand sourire nous dit : « Ah, vous êtes français ». Je sais bien que pour passer au dessus de mon niveau collège en anglais ce n’est pas la meilleure solution de traîner avec des français constamment. Du coup… nous nous sommes joints à elle pour le repas, évidemment. 

Nos chemin se séparent l’après midi. Nous sommes sur la route pour accéder à la plage la plus proche, nous marchons sur le bitume sans prêter attention à la petite forêt sur notre gauche. Soudain un joli kangourou sort de sa cachette pour s’enfoncer dans les bois. On a vraiment eu le temps de le voir cette fois ci. Nous nous sommes alors rendu compte en faisant quelques aller-retour silencieux que cette petite forêt en est pleine. Pleins de petits kangourous beiges, s’arrêtant assis sur leur grandes pattes arrières pour nous observer, leurs oreilles tendus vers l’avant et leurs yeux curieux. Alors nous nous sommes observés l’un l’autre un moment. Puis, nous avons continué notre chemin. 

Horseshoe Bay n’est pas la plus belle plage que nous avons vu. Le sable est sombre, peut être dû à des algues brunes ? En tout cas, ça en a l’odeur. Vu les deux ou trois petits commerces attenants, heureusement que nos courses avaient été faites la veille. Alors nous rentrons à l’auberge, par ce même chemin en regardant nos nouveaux copains poilus. 

Plus tard, la carte de l’île ouverte en grand sur la couette, nous nous demandons quelle sera notre première vraie balade. Il nous faut une balade relativement courte puisque le début d’après midi est bien entamé. Notre tour au sanctuaire est réservé pour le lendemain et j’ai entendu parler des Rocks Wallabies.

Après un petit 5km en forêt, nous voilà arrivés. Le soleil est bas dans le ciel, la lumière flamboyante. Des mariés font le shooting du plus beau jour de leur vie. Sur la gauche, les fameux gros rochers. Sur la droite, l’océan. Nous faisons un premier aller-retour pour essayer d’apercevoir les petites bêtes, sans résultat. Quelques touristes se mettent tout à coup à couiner des « ooooh he’s so cuuuut » alors nous nous approchons doucement. Ça y est, les wallabies sont de sortie.

Les bars aux alentours ont fait de leurs petits voisins un business en vendant de petits paquets de graines et des carottes. Laissant le flot de touristes s’amenuiser, nous avons eu l’idée de sortir notre propre goûter : des pommes. Ces petits animaux sauvages doivent quand même principalement se nourrir dans la nature, alors le goût sucré de nos pommes à l’air de les ravir. L’un d’entre eux me laisse même le caresser. Ne voulant pas trop insister, nous nous remettons en route. Quand, entre deux énormes rochers, une autre petite boule de poils apparaît.

Je m’avance tout doucement vers elle, dans la fissure que forment les rochers. Je croque dans ma pomme pour en détacher un morceau, et lui tend, délicatement. Le petit wallabies me regarde avec de grands yeux, donne un coup de pattes dans mon petit morceau de pomme, et attrape le gros trognon encore bien garni au creux de ma paume. Mon rire ne lui fait pas peur. Je le regarde alors manger goulûment, puis nous le laissons à sa dégustation.

Sur le chemin du retour, la fatigue commence à se faire sentir. Je regarde mes pieds, faisant méticuleusement attention aux racines et aux cailloux menaçants de me faire trébucher. Je ne sais pas vraiment pourquoi, alors que je n’ai pas relevé la tête depuis près d’une demi-heure, j’ai regardé en l’air. Une grosse boule semble posée sur une branche, pas très haut au dessus du sol. Certainement encore une fausse alerte, un nid d’abeille ou juste le bois de la branche qui forme un gros nœud, comme les autres fois.

Sauf que cette fois ci, d’instinct, je n’ai pas lâché la forme des yeux, tout en ralentissant mes pas de plus en plus. Lorsqu’un bras poilus se détache pour arracher une feuille, je n’en crois pas mes yeux ! Un koala ! J’appelle mon homme, avec la voix la plus basse possible, pour lui dévoiler ma découverte. Nous nous sommes doucement approchés de l’arbre en question. A 10 mètre au dessus de nos tête se tient une maman koala et son petit, entrain de se nourrir. Quel magnifique spectacle. On les voit parfaitement, leurs petites oreilles rondes et duveteuses, leurs petits yeux noirs, et leurs petits nez. Quelle douceur de voir cette maman koala donner à manger à son bébé, tendrement accroché contre son ventre. 

On a mal au cœur de partir. On aurait pu les regarder encore longtemps. Mais il va finir par faire nuit, nous devons rentrer. 

Le lendemain, direction le sanctuaire aux koalas. J’avoue m’être laissée amadouer par l’idée de câliner des koalas. Avant d’arriver en Australie, j’avais de pieds fermes juré de ne pas faire de parc animalier alors que toutes les espèces peuvent potentiellement être vues dans la nature (la preuve avec notre rencontre magique de la veille). Mais faiblesse humaine oblige… le côté intimiste du lieu m’a donné meilleure conscience et j’ai céder face à moi même.

La visite de notre petit groupe a lieu au sein même de notre auberge, derrière une grande porte surmontée d’une pancarte nous interdisant d’entrer sans la présence d’un rangers. Après la présentation de divers reptiles et celle de Shadow, un sublime perroquet noir très câlin qui ne peut plus voler après avoir été percuté par une voiture, vient le temps de rencontrer les koalas.

Comme j’ai pu le lire et comme le rangers nous l’a expliqué, les koalas dorment jusqu’à 22h sur 24, et mangent le reste du temps. Nous avons vraiment eu beaucoup de chance la veille. Malgré toute ma concentration, je n’ai pas réellement saisi leurs histoires. Seulement qu’ils ont été recueillis chacun pour des raisons différentes et qu’ils ne peuvent plus réintégrer leur habitat naturel. Sur les trois koalas, deux petits loulous dorment. C’est donc le troisième qui est choisi pour être câliné. 

Je pense que chaque voyageur grandit au fil de ses expériences et que les petites erreurs de parcours sont inévitables. Des fois ont les faits consciemment, avec un petit diable sur l’épaule nous soufflant : tu en as envie, pourquoi t’en priver ? Et d’autre fois on se laisse vraiment surprendre par la tournure des choses. Je ne suis pas fière d’avoir craquée. Parce que j’ai écouté ce mauvais côté de moi même ce jour là. Après il faut savoir faire la part des choses, et une très bonne amie me répète souvent : il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Alors au moins, on l’aura fait. Dans un endroit qui n’autorise que 3 visites par jours et de quelques personnes seulement. Même si ça n’enlève rien au fait que les animaux sauvages ne sont pas des peluches, on est bien d’accord.

L’après midi a été calme. A l’heure du goûter, une soigneuse est venue à l’accueil de l’auberge avec un saut de nourriture pour oiseaux, ce qui a fait descendre toutes les perruches nichées dans les arbres, à la fois au sol, sur nos épaules ou même sur nos têtes. C’était super marrant. Nous avons croisé Fred, notre amie française, et avons passé le temps au bar, profitant du wifi et du billard. C’était vraiment agréable de ne pas partir marcher des heures pour une fois. Ce que nous avons quand même fait dès le lendemain, direction Arthur Bay.

Je pense que c’est l’endroit que nous avons préféré sur Magnetic Island. De prime abord, le paysage ne nous provoque pas de coup de foudre. Un sable clair mais épais avec quelques cailloux… une plage assez petite. Nous nous étions habitués aux grands espaces paradisiaques. Mais comme à notre habitude, ça ne suffit pas d’uniquement aller voir et de repartir. Alors on s’est frayé un chemin parmi les rochers sur la droite de la plage, pour explorer et peut être trouver un joli point de vue. Ce fut chose faite.

Évidement après la longue marche pour arriver jusque là et notre petite escalade, on a eu envie de se baigner. L’eau est super bonne et croyez moi pour que j’apprécie la température d’une eau et que je mette moins de 20 minutes à y mettre les épaules, c’est vraiment qu’elle est bonne. Nous avons ensuite poursuivi notre route, longeant le plus possible la côte pour accéder aux plages. Mais Arthur Bay est restée la plus belle selon nous.

Le jour suivant, notre tentative de randonnée est un fail total. Malgré tout, merci à Google Maps de nous avoir guidé sur un chemin qui n’existe que sur l’écran, car nous avons grâce à ça pu observer notre deuxième koala et de bien plus près encore ! Nous tombons presque nez à nez avec lui. Il enlace un tronc d’arbre, et nous observe tranquillement. Alors nous nous rapprochons furtivement et nous restons une bonne vingtaine de minutes comme ça, sans bouger, les yeux dans les yeux.

Presque de retour à l’auberge, nous avons fait notre petit détour devenu habituel vers le terrain de rugby. L’intérêt pour ce stade à ciel ouvert n’a rien à voir avec le sport, mais avec ses petits habitants. Car tous les soirs autour de 17h00, le terrain est envahi de kangourous

Après presque cinq jours d’aventures ponctués de douces rencontres, prochaine étape : Cap Tribulation. 

Animaux aperçus : Koalas, Serpent, Lézards, Perroquets, Kangourou, Perruches, Cacatoès, Wallabies. Départ Bus : October 16th, 1:50pm. Timing sur place : 2 nuits Townsville, 4 jours/3 nuits Magnetic. Auberge : Koala Bay village 

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